La publication en 2012 de photos volées montrant Kate Middleton seins nus avait ulcéré la famille royale britannique et jusqu'aux tabloïds: "shocking!"

Cinq ans après, le magazine people Closer est jugé aujourd'hui à Nanterre pour atteinte à l'intimité de la vie privée.

Coutumier des célébrités et des puissants, moins des têtes couronnées, le tribunal correctionnel de Nanterre a consciencieusement enregistré Kate et son époux William, parties civiles princières, sous leur titre le plus cérémonieux, "Son Altesse Royale".

Fans et photographes risquent toutefois d'être déçus: selon une source proche du dossier, Kate et William, deuxième dans l'ordre de succession à la couronne britannique, ne devraient pas assister au procès.

L'affaire remonte à 2012 avec la publication, le 14 septembre dans Closer, de photos volées de la duchesse de Cambridge en maillot de bain et seins nus.

Sur les images prises au téléobjectif, le couple princier - parent depuis de deux jeunes enfants - apparaissait en train de prendre un bain de soleil sur la terrasse d'un luxueux domaine du Luberon, le château d'Autet, propriété du vicomte Linley, neveu de la reine d'Angleterre.

"Leur mot d'ordre: vacances j'oublie tout, la grisaille londonienne, et même le maillot de bain resté dans la valise de l'altesse...", s'amusait le magazine, sous le titre "Oh my God!" Vive indignation en Grande-Bretagne, colère à Buckingham Palace. Pour Kate et William, "profondément peinés" par cette "atteinte à la vie privée" à la fois "grotesque et totalement injustifiable", selon leurs services, l'incident avait en outre ravivé le souvenir de la mort en 1997 de la princesse Diana, mère de William, après une course-poursuite avec des paparazzi dans les rues de Paris.

Le couple avait obtenu rapidement de la justice civile française l'interdiction de la cession et de toute nouvelle diffusion des photos litigieuses et avait, parallèlement, porté plainte. Mardi, Laurence Pieau, directrice de la rédaction de Closer, Ernesto Mauri, président du groupe de presse Mondadori, propriétaire du titre, et deux photographes d'une agence parisienne soupçonnés d'avoir pris les photos "topless", Cyril Moreau et Dominique Jacovides, devront répondre d'atteinte à l'intimité de la vie privée et de complicité.

La police avait établi la présence des deux paparazzis dans les environs du château le 6 septembre 2012 en recoupant les listes des clients des hôtels de la région et des données de téléphonie.

Mais tous deux ont nié avoir pris les photos, malgré la mise en évidence d'une augmentation substantielle de leurs revenus après la parution des images.

Closer s'est, pour sa part, refusé à dénoncer son photographe... tout en précisant s'être abstenu de publier des photos davantage compromettantes.

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